Reprise en douceur
Peu de grands travaux pendant cette période hivernale, si ce n’est quelques arrangements mineurs à l’intérieur de la grange, comme la mise en place des toilettes sèches à leur emplacement définitif. Ça n'est pas grand-chose, mais au niveau confort, c'est très appréciable !
Profitant quand même de quelques journées correctes, j’ai commencé à arranger le cabanon. Tout d’abord, j’ai recouvert la dalle avec un parquet posé sur des lambourdes en isolant le sol avec des plaques de polystyrène. J’ai laissé vide l’espace qui servira au cabinet de toilette.
Après, vient la mise en place des cloisons. Je vais les faire très simplement en utilisant en ossature les mêmes lambourdes qu'au sol (du bois de section 60x40) recouvertes de part et d'autre de lambris. L'intérieur des cloisons me permettant de passer une installation électrique minimum, composée de quelques prises et de trois points lumineux.
Côté "cuisine", confection d'un meuble/plan de travail avec mise en place d'un évier et d'un petit chauffe-eau automatique.
Ce chauffe-eau permet un réglage précis de la température de l'eau chaude. Ainsi, il sera aisé de la régler pour la douche et donc d'alimenter celle-ci directement en eau à bonne température. C'est le système que j'utilise actuellement dans la grange et qui me donne entière satisfaction. Un seul tuyau, une simple vanne 1/4 de tour, et le tour est joué ! Par contre, pour l'évier et le lavabo, on disposera des deux sorties.
L'espace douche (1,20x0,85 m) a été doublé par un placo hydro, en attente d'un revêtement de carrelage.
Les deux réserves faites dans la dalle ont été raccordées aux deux évacuations; un siphon de cour pour la douche et l'évacuation du lavabo et de l'évier.
Autour du siphon, je bâtis le receveur de douche à l'aide de siporex en composant une pente suffisante pour avoir une bonne évacuation.
Voilà pour le cabanon, à suivre pour les finitions ! Il y a tant de choses à faire que j'ai le choix et que je ne me prive pas (suivant la météo) de travailler dehors ou dedans.
Le tas de sable
A l'entrée de mon terrain se trouvait un monticule recouvert de ronces et d'orties que je m'étais promis de réduire.
Là, mine de rien, j'ai déjà débroussaillé une bonne partie (en mai dernier); en gros, il était difficile de passer le long de la cabane du voisin...
La réduction naturelle hivernale fait qu'on voit déjà un peu mieux et qu'il est plus facile de défricher.
Ma technique est toujours la même, j'utilise d'abord des grands ciseaux pour dégager et tailler les ronces, que je laisse sécher à terre. Ensuite, je les broie en passant la tondeuse dessus; ça nettoie et ça fournit une bonne matière au composteur. Après il ne reste plus qu'à démonter le monticule. Pelle, râteau, brouette...
On ne sait jamais sur quoi on va tomber, j'ai déjà eu de grosses surprises ! Ici, c'est tout bêtement un gros tas de sable gris, avec quelques déchets de construction.
C'est nettement plus propre comme ça. Et comme il faut bien voir le bon côté des choses, toute cette matière a servi à quelque chose. Et pour commencer, à reboucher...
Le trou de la fosse septique
Un petit rappel, nous avions laissé le trou dans cet état :
Après avoir sorti (et revendu) la fosse, je me suis largement servi des pierres alentour pour reboucher en partie le trou.
J'ai terminé le rebouchage avec des pierres et autres déchets de construction mis de côté, sur lesquels j'ai répandu tout d'abord une bonne couche de sable,
J'attends que ça se tasse un peu pour continuer avec de la terre et arriver à une bonne mise à niveau. Le tuyau qui traverse protège les arrivées électriques et d'eau du cabanon.
Mais il restait encore du sable; ça tombait bien, j'ai encore d'autres trous à boucher, à commencer par l'espace réservé à l'épandage de la fosse. Ce qui m'a permis de mettre en place
Ma tour à patates 2015
Considérant les bons résultats de l'an passé, j'étais décidé à renouveler l'expérience de la tour à patates et j'avais donc décidé de reconstruire un carré destiné à cette récolte.
Le comblement d'une partie de ce trou me fournit une assise suffisante pour y envisager l'implantation de ma tour.
Je forme d'abord un carré en vissant les planches entre elles, et je le pose au sol en bonne place. A l'aide du niveau, je repère le coin le plus haut, et c'est à cet endroit que j'enfonce mon premier piquet. Puis je visse mes planches sur le piquet, je vais au coin suivant, j'enfonce le deuxième piquet, et en m'aidant du niveau je visse les planches dessus. Pareil pour les deux suivants.
Ainsi, le carré est parfaitement horizontal et chaque piquet est enfoncé à fond; rien ne bouge !
Le principe de la tour à patates étant de butter les plantes au fur et à mesure avec de la terre et donc de remonter le niveau, il faut laisser dépasser les piquets.
Pour le remplissage, j'utilise d'abord du bois "tombé", et avec les vents qu'on a maintenant, c'est pas ce qui manque au bord des routes quand on traverse une forêt.
D'autres bois morts plus fins passés au broyeur fourniront un remplissage complémentaire. Cette couche isolera du sol et fournira (en se décomposant) des nutriments indispensables.
On termine avec une bonne couche de bonne terre, dans laquelle il n'y a plus qu'à planter les patates germées.
Et je croise les doigts pour avoir (au moins !) d'aussi bons résultats que l'an dernier, soit 10 kilos au m2; j'en espère donc 14 kilos... On verra.
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