Un printemps bien rempli
Deux mois déjà sans donner de nouvelles ! Non pas que je sois resté inactif (loin de là), mais je n’ai pas su trouver le temps nécessaire pour cette mise à jour que j'aurais voulue plus régulière.
C’est évidemment le jardin qui a retenu toute mon attention, avec encore et toujours du débroussaillage, du terrassement (démonter les monticules et reboucher les trous), un peu de maçonnerie, la mise en place de nouveaux carrés (et autres expériences jardinesques…), les semis et repiquages divers, suivis des premières récoltes; en bref, tout va bien, mais les journées sont bien remplies !
La tour à patates, la suite
Rien à signaler de spécial du côté des patates, tous les plants sont sortis et se portent à merveille. J'ai utilisé mon purin maison (ortie/consoude à 50/50) en pulvérisation foliaire, ce qui les a parfaitement protégé. Reste à savoir ce que donnera la récolte, je n'en ai pas semé plus que l'an dernier...
Un abri pour les tomates
Pas question de revivre une saison sans tomates comme l'an dernier ! Alors, je décide de leur fabriquer un abri et de prendre toutes les dispositions pour leur assurer les meilleures conditions possibles.
Tout d'abord, je choisis de le faire dans l'un de mes carrés de l'an dernier.
Je remonte le niveau de la valeur d'une planche (15 cm), puis je rallonge les montants que je maintiens en haut avec une demi-planche.
Je couvre le tout avec un ondulé acrylique transparent.
Et j'installe sur les côtés des panneaux taillés dans de la bâche renforcée. Accrochés en haut, ils s'enroulent sur eux-mêmes et je peux les maintenir indifféremment les uns des autres soit ouverts, soit fermés.
En haut, je forme un treillis avec des fers à béton qui me permettent de fixer les tuteurs spiralés autour desquels s'enrouleront les pieds de tomates.
J'utilise là aussi mon purin ortie/consoude, soit en arrosage au pied (dilué à 1+9), soit en pulvérisation foliaire (dilué à 1+19), environ 1 fois tous les 15 jours.
Une « arche » à concombres
En ce qui concerne les cucurbitacées courantes, le problème est un peu différent. Pas question de les remettre comme l'an dernier dans les carrés de légumes, elles y prennent beaucoup trop de place. D'où l'idée de les faire grimper, bien sûr... à condition que les fruits soient de taille raisonnable !
L'idée au départ, c'est ça (vu sur le Net, mais je ne sais plus où) :
Je pense que ça peut très bien convenir aux cornichons, concombres et courgettes.
Comme je tiens à préserver une certaine unité dans mon jardin, je vais d'abord fabriquer des mini-carrés, avec 4 bouts de planches assemblés à la cloueuse pneumatique, puis les aligner au sol et les remplir de bonne terre.
Dans chacun d'eux, je plante un fer à béton de 8, et je les relie tous en formant une sorte de tunnel.
J'ai semé dans ces bacs tout ce qu'il faut, reste à attendre le résultat...
Terrassement, rebouchage et terrasse du cabanon
Là, on attaque le gros bout, celui qui me fait transpirer chaque jour sang et eau. Pas d'engins, tout seul et tout à la main ! Pioche, pelle et brouette, et tous les soirs satisfaction du travail accompli. C'est encore loin d'être fini, mais ça avance, et dans le bon sens !
L'idée, c'est de démonter la butte qui se trouve derrière, d'en trier le contenu et de s'en servir pour reboucher la cuvette formée par la mise en place (désormais inutile) de la zone d'épandage prévue par les propriétaires précédents.
Au boulot !
Vu de l'autre côté, le trou rebouché formera la terrasse du cabanon; mais le terrain étant en pente, il faudra aussi faire quelque chose de ce côté-là.
Tout d'abord, il me faut une marche pour accéder confortablement au perron du cabanon. Avec des pierres (c'est pas ce qui manque !), des cailloux et du ciment, c'est presque un jeu d'enfant.
Bien visible à gauche, un plot en béton que j'avais coulé l'an dernier, quand je pensais pouvoir faire tenir mon cabanon sur pilotis (une erreur de jeunesse...). A enlever, donc, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. C'est du costaud, mon béton vibré !
C'est fait ! Côté Sud, pour descendre au niveau de la terrasse, il faudra deux marches., la première venant recouvrir complètement le regard désormais inutile.
Je continue le nettoyage de cette zone, en remettant au fur et à mesure le niveau de la terrasse plus ou moins à plat.
Cette zone n'est pas encore terminée, le démontage de la butte continue et me permet dans le même temps de gagner du terrain "propre" pour agrandir le jardin.
Je viens d'ailleurs de terminer ma table de jardin, prête à nous accueillir.
Y a de la vie à la grange !
Comme l'an dernier, les rouge-queues sont revenus nicher à l'intérieur.
Dehors, c'est maintenant le paradis des lapins ! Le terrain vague à l'abandon, couvert de ronces et d'orties, n'intéressait guère les lapins. Depuis que je défriche, nettoie et tond régulièrement, le terrain se couvre d'un trèfle très appétissant et on y voit de plus en plus de ces petites bêtes.
Qu'à cela ne tienne, j'ai la parade ! Et au passage, je suis bien content que mes légumes soient en hauteur, hors de portée. Dissimulée à l'entrée du buisson, le piège est prêt...
Pour son confort, et pour pouvoir continuer à piéger, je fabrique à mon nouveau pensionnaire un abri grillagé. Avec un bac de rangement retourné, des planches (issues d'une palette) et un peu de grillage. Une partie du fond de la cage est découpée pour permettre au lapin de brouter au sol et ainsi de faire office de tondeuse...
Une manipulation malencontreuse m'ayant laissée échapper mon premier pensionnaire, je me remis au travail après avoir repéré 3 nouveaux candidats.
Et je n'attrape pas que des lapins; ici, c'est un merle, victime de sa curiosité. Je l'ai relâché après l'avoir observé.
Il reste encore pas mal à faire, mais on devrait pouvoir passer l'été dans un certain confort. Avec le calme et l'air pur, que demander de plus ?
A suivre,
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