On continue par le bureau…
Ce qui était au départ un appentis et que j'avais dans un premier temps destiné à être une cave, a fini par trouver sa véritable fonction. Orienté plein sud, avec vue (quand il y aura une fenêtre…) sur le terrain et la campagne, ça sera donc un bureau, avec la possibilité d'y dormir.
Je commence par terminer la seconde marche, laissée en plan la semaine dernière.
Nous avons donc maintenant le niveau exact du plancher du bureau, il n'y a plus qu'à faire les supports nécessaires. Pour rappel, cette pièce fait environ 4,45 m sur 2,30 m.
Je vais préparer un support maçonné dans chaque coin, plus un au milieu de chaque longueur, poser sur ces plots une solive muralière de 200x80 (sur la longueur donc), venir poser en travers des bastaings de 150x50 tous les 40 cm, et pour terminer un plancher en OSB3 de 18 mm.
(aparté) Le bois, ça pèse…
Eh oui, une solive, c'est lourd ! Une section de 200x80 sur 4 m de long, ça nous fait 64 litres et en considérant une masse volumique moyenne de 500 kg/m3 pour du pin, on arrive à 32 kilos. Déjà à remuer tout seul (c'est lourd et encombrant) c'est pas de la tarte, mais à couper juste et droit, ça relève du miracle… ou de disposer du matériel adéquat.
C'est cette seconde solution qui m'a paru la plus évidente, et je me suis donc procuré une scie à onglet radiale suffisamment puissante, avec la capacité de coupe nécessaire.
Montée sur une petite table d'atelier, elle permet une coupe nette et sans bavures !
Mais, bien sûr, comme il n'y a rien pour retenir les deux morceaux, il va falloir que je fasse quelque chose. Vu l'état de mon sol, irrégulier au possible, j'opte pour la fabrication de deux supports réglables que je placerai à chaque bout, à la bonne hauteur, avant de couper.
Comme d'habitude, je me sers d'une planche de coffrage, de tiges filetées et d'écrous/rondelles, tout ça faisant partie de mon fonds. La scie est d'ailleurs mise à contribution pour les découpes biaises des pieds au bon angle (parfait !).
Et voilà l'objet ! Bien sûr, il ne s'agit pas d'un tréteau pouvant supporter une forte charge, il suffit qu'il puisse retenir le morceau coupé.
Et c'est parti ! Pour mémoire, voilà l'état du sol de cet appentis. En terre battue, jonchée de débris divers, on se souviendra que j'y ai également laissé s'entasser tout ce que j'ai "démonté" du plafond en torchis qui s'y trouvait…
Dans chacun d'eux, je viendrai sceller un parpaing de 20 (oui, je sais, il est à l'envers ! c'est pour essayer…)
Montage à blanc, pour vérification des niveaux. Côté sud, on est plus bas, mais je m'y attendais; je rajoute un parping de 10 en travers.
Pour affiner les niveaux, je place des cales coupées dans les chutes de solives, puis les bastaings en travers. Je me félicite (!) d'avoir acheté cette scie radiale, qui me permet des découpes au millimètre…
La suite : terminer de placer les bastaings, faire l'installation électrique de la pièce, prévoir le tuyau d'eau (multicouche) pour le robinet de jardin, avant de fermer le plancher avec les plaques d'OSB.
A suivre, donc !
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