Le plancher des vaches !
Je continue la mise en place des éléments essentiels de ma future habitation. Et non le moindre se trouve être le niveau du plancher du rez-de-chaussée. On se souviendra que la grange est composée de trois parties, toutes à des niveaux différents, toutes en pente d’un côté ou de l’autre (!), mais surtout que ces trois espaces sont séparés par des poutres en béton d’une taille telle que j’ai dès le départ envisagé de ne pas y toucher.
La poutre Ouest (ci dessous en bleu), qui sépare l’atelier de l’habitation, a pu être habilement camouflée par d’une part la cloison qui supportera l’escalier menant à l’étage, et d’autre part celle de la cuisine. Ces deux éléments de cloison sont séparées par les quatre marches qui descendent à l’atelier, dont le sol a été conservé tel quel. Une partie se trouve donc sous l’établi, une autre sous le (futur) sol de la cuisine, le milieu se trouvant être la troisième des quatre marches.
La poutre Est se retrouve donc au milieu du futur espace habitation. Il convient donc de mettre le sol au niveau le plus haut de cette poutre et de la conserver telle quelle, planquée sous le plancher !
A l’aide du niveau laser, il est facile de déterminer ce point sur la poutre et ainsi de pouvoir reporter cette marque tout autour de la pièce. Je vais commencer par installer une solive le long du mur qui sépare le cellier du bureau, ce qui me permettra de construire son support côté cave et celui côté entrée, ainsi que de déterminer avec précision le niveau du bureau et ainsi le nombre de marches nécessaires.
Après avoir bien repéré le niveau, je cale une solive de 4 mètres (section 200 x 75) contre le mur; celle-ci repose de chaque côté sur un vérin bouteille qui permet d’obtenir un niveau parfait.
Côté Est (mur mitoyen) je laisse un espace de 90 cm qui sera ma cave. Je prépare le coffrage de la semelle qui sera le support du mur séparant le cellier de la cave, et qui supportera également les solives du plancher du cellier.
A gauche, c’est la cave, dont le sol restera tel quel en terre battue et que je ne m’interdis pas de creuser un peu par la suite. A droite, le cellier; entre les deux, trois marches couvertes par une porte placée en biais à la manière des caves extérieures de nos campagnes…
En projetant le laser sur le mur Sud du bureau, je m’aperçois qu’il faudra quand même descendre deux marches (30 cm) afin d’avoir un niveau correct. Je vais faire ces deux marches dans l’épaisseur du mur de 50 cm.
Je façonne le support de la seconde marche, sans oublier les réserves pour mes fils (électricité, téléphone et eau pour le robinet du jardin).
Toutes ces phases de mise en place nécessitent pas mal de temps et des contrôles à tout moment, de façon à ce que tout soit parfaitement au même niveau et que, si possible, je n’oublie rien en route ! De plus, j’en suis encore à la période d’apprentissage en ce qui concerne la construction, alors je perds encore beaucoup de temps à réfléchir et à tester.
A suivre !
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