Suite des travaux de janvier
Finitions sur la face sud
A l’intérieur, les maçons ont terminé le seuil de la porte, en bétonnant l'espace laissé à côté de la pierre (l'ancien linteau de la petite porte).
Cet espace extérieur est maintenant dans sa configuration définitive. La terrasse à venir se situera une marche en dessous (env. 17 cm) du seuil de la porte. On y reviendra plus tard; en attendant, je vais simplement installer un escalier provisoire pour pouvoir utiliser cette entrée.
La poutre centrale
Afin d’optimiser le (grand) volume de cette grange, j’ai prévu depuis le début de le séparer en deux par une poutre. Elle sera complètement indépendante de la structure existante, reposant sur ses propres appuis : de chaque côté sur les pignons, ainsi que sur deux poteaux situés à l'aplomb des poutres en bois existantes.
Elle reliera les deux pignons Est-Ouest (12 m de long), sera placée au milieu dans le sens de la largeur (4 m de chaque côté jusqu’aux murs), et à la même hauteur que le linteau de la porte d’entrée (2,15 m). Sa section sera de 28 x 28 cm et les solives du plancher supérieur (200 x 75) seront d'un côté posées dessus, de l'autre scellées dans les murs.
Évidemment, pas question que je me lance seul dans cette aventure; je n'ai pas le matériel nécessaire, ni la prétention de remplacer deux maçons expérimentés.
J'ai donc commencé par bien dégager l'espace de travail dans la travée centrale, côté atelier et côté salon.
Dans l'atelier, j'ai ménagé un passage, en repoussant tant bien que mal mes affaires.
Un premier poteau a été monté à côté des quatre marches qui séparent la cuisine de l'atelier.
Puis un second, monté en lieu et place de mon poteau en brique, déposé pour l'instant et qui reservira plus tard, mais pas en élément structurel. On le voit sur le plan, entre la cuisine et le coin repas.
Les supports latéraux de la poutre, en parpaings, collés sur les deux pignons, ont également été remontés (je les avais simplement commencés).
On voit bien les ancrages importants dans les murs, et les renforts à l'aide de treillis, ainsi que la mise en place du coffrage.
Le coffrage est terminé, la poutre est prête à être coulée.
Mine de rien, ce coffage, c'est quand même un sacré morceau, et il ne doit pas bouger lors du coulage et du vibrage du béton. Et être étanche dans la mesure du possible, car lors du vibrage, la laitance (ciment gorgé d'eau) va couler par les interstices.
L'ensemble est donc bien équerré, pour soutenir le poids du béton, estimé à 1200 kg.
Les cales de bois seront retirées à la fin du coulage, quand c'est le béton lui-même qui poussera sur les parois.
Une météo favorable a permis de décoffrer les deux côtés au bout de 24 heures, permettant ainsi à la poutre de sécher plus rapidement, en laissant uniquement les étais qui la soutiennent.
Pour ce qui est de décoffrer le dessous, il va falloir attendre 3 semaines.
La suite
De retour à la grange, je vais m’attaquer à terminer les planchers du rez-de-chaussée et prévoir un escalier extérieur provisoire en face de la porte. C'est encore un gros boulot, mais je peux le faire seul. On pourra alors, toujours avec l'aide de mes maçons, installer les solives du plafond de la cuisine, qui sera le plancher de la future salle de bains...
A suivre !
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